L'identité joue un rôle de plus en plus important dans les élections canadiennes, qu'il s'agisse des choix des partis quant aux candidates et candidats qui les représentent, des appels que font ces partis ou des groupes de pression eu égard aux politiques pour mobiliser le soutien ou l'attention de l’électorat, ou de la manière avec laquelle ces identités sont communiquées par les médias sociaux ou des sources d'information plus traditionnelles. Cet atelier, présenté conjointement par la section Femmes, genre et politique, la section Race, ethnicité, peuples autochtones et politique, et la section Comportement politique/sociologie vise à explorer ces identités et leur présence dans les élections canadiennes. Sont recherchées des propositions de communication qui traitent de la diversité des identités, mettent l’accent sur les élections dans tous les ordres de gouvernement et s'appuient sur une variété d'approches méthodologiques. Sont particulièrement d’intérêt les propositions qui portent sur les sujets suivants :
Les meilleures communications de cet atelier seront retenues pour constituer des chapitres dans un volume sur la mobilisation de l’identité dans les élections canadiennes.
De l'accès à l'avortement à l'émergence des technologies reproductives et génétiques en passant par la réglementation continue de l'autonomie des populations marginalisées en matière de reproduction, les nouveaux développements dans les domaines du droit, des politiques et de la politique modifient rapidement les façons dont la reproduction est régie au Canada (et ailleurs). Cet atelier, présenté conjointement par la section Femmes, genre et politique et la section Droit et analyse de politiques de l’ACSP, réunira des universitaires qui s'intéressent à la façon dont le droit, la politique et les politiques publiques façonnent, limitent et renforcent la vie reproductive de la population.
Nous sommes particulièrement en quête de communications portant sur les thèmes suivants :
Nous sommes également ouvertes à d’autres sujets qui ne sont pas énumérés ici, mais qui sont liés de façon générale à la gouvernance et à la réglementation de la reproduction. Des communications tirées de cet atelier pourraient constituer des chapitres d’un volume ou être publiées dans le numéro spécial d’une revue sur la politique et la reproduction. Veuillez adresser vos questions au sujet de cet atelier à alana.cattapan@uwaterloo.ca et à megan.gaucher@carleton.ca
Au cours de l'été 1989, Francis Fukuyama, dans La fin de l'Histoire, annonçait, avec une lueur d'optimisme constante, le triomphe inévitable de la démocratie libérale occidentale et la disparition du communisme. Trois décennies plus tard, cependant, les idéologies illibérales n'ont toujours pas disparu du paysage politique du Sud. Le vingt et unième siècle a vu le communisme en Chine faire un grand retour sous une forme plus puissante et hybride. Fusionnant capitalisme et interventionnisme étatique, le consensus de Pékin est devenu un modèle d'autoritarisme compétitif exportable à l'échelle internationale, qui s'oppose désormais ouvertement au libéralisme occidental sur le plan idéologique. Dans le système international, les régimes autoritaires persistent et s'adaptent stratégiquement au défi permanent des pratiques libérales et des organisations de défense des droits de l'homme. Dans la société nationale, leur longévité dépend du pouvoir infrastructurel d'États institutionnalisés et cohésifs qui servent à supprimer les demandes populaires de démocratie, à réduire la société civile et les mouvements sociaux, et à générer la conformité civile.
Malgré la prévalence et la complexité croissantes de l'idéologie dans le paysage politique de l'autoritarisme, la politique de l'idéologie est restée à la périphérie de la science politique dominante, pour être étudiée uniquement par de petits cercles de théoriciens politiques et critiques/postmodernes. Cela peut s'expliquer par le fait que la recherche en politique comparée est dominée par le paradigme matérialiste-rationaliste, qui se concentre sur le contrôle et la capacité du régime au pouvoir à gérer et distribuer les ressources matérielles et les rentes, et à construire des institutions politiques et la coercition. Comme l'a souligné l'anthropologue américain Glifford Geertz, le manque d'engagement théorique et analytique sur le sujet, non seulement parmi les étudiants en politique mais aussi parmi les chercheurs en sciences sociales, découle moins de « l'indiscipline méthodologique » que des définitions orthodoxes et évaluatives (c'est-à-dire péjoratives) de l'idéologie comme « fausse conscience collective » masquant les conditions « réelles » de la production économique, « causes d'erreur intellectuelle » ou croyances radicales « déviant de l'objectivité scientifique ».
Si le monde a vraiment appris quelque chose de la pandémie actuelle, c'est le fait surprenant que les autocraties ne sont ni moins vulnérables ni plus efficaces que les démocraties pour gérer les crises de sécurité humaine, malgré l'imposition de mesures sévères de confinement et de restriction de la mobilité. Si les réponses aux questions des incitations matérielles et punitives ne peuvent pas tout nous dire sur les raisons pour lesquelles les régimes autoritaires continuent à perdurer et à rebondir plus forts après une crise, alors, comme le suggère la politologue Lisa Wedeen, une analyse politique de la façon dont les élites du régime et les bureaucrates de l'État contrôlent et manipulent le monde symbolique, ou les systèmes de signification, pourrait être en mesure de combler cette lacune. Ces dernières années, les théoriciens critiques ont cherché à ramener l'idéologie et l'hégémonie au sein de la sociologie, de l'anthropologie, de la théorie politique et de la théorie postcoloniale. Dans ces disciplines, l'idéologie a été redéfinie comme un système d'idées factuelles, de valeurs, de croyances ou de symboles normatifs et contestés qui sont mobilisés pour soutenir des modèles spécifiques de relations sociales, d'arrangements institutionnels et de comportements. Si les effets des systèmes idéologiques peuvent donner une impression de mystification dans la transcription publique, même le groupe le plus subordonné, selon les mots de James C. Scott, « est capable, sur la base quotidienne de son expérience matérielle, de pénétrer et de démystifier l'idéologie dominante » dans la « transcription cachée ».
Le moment est venu d'aller au-delà de la perspective matérialiste et de ramener l'idéologie dans l'étude de la politique. Cet atelier a pour but d'amener les participants à se pencher sur deux questions primordiales : (1) quels sont les effets et le pouvoir de l'idéologie en relation avec la construction de l'État, la légitimité politique et la politique litigieuse/les mouvements sociaux dans le monde autoritaire, et (2) comment les outils méthodologiques et les cadres théoriques existants au sein de la discipline peuvent-ils être utilisés seuls, ou combinés de manière créative avec d'autres provenant de différentes disciplines, afin d'obtenir une compréhension efficace de l'objet d'intérêt ? Ces questions primordiales seront examinées à travers trois thèmes clés :
Mouvement social, politique quotidienne et contentieuse
Construction d'un État-nation
Légitimité politique
Nous sollicitons des communications qui abordent une ou plusieurs des questions ci-dessus, et d'autres liées au thème. Nous accueillons également des articles qui explorent d'autres questions liées à l'idéologie de manière plus générale. L'atelier offre aux participants l'occasion non seulement de s'engager dans les thèmes ci-dessus, mais aussi d'élaborer un programme de recherche complet et rigoureux visant à explorer le rôle de l'idéologie de manière systématique.
À bien des égards, la politique québécoise semble être à la croisée des chemins et à un possible réalignement partisan. En 2018, ni le Parti Québécois ni le Parti libéral du Québec n'ont formé le gouvernement – une première en près de 50 ans. Les schismes au sein du mouvement indépendantiste et le manque de coordination stratégique semblent nuire aux « partis souverainistes de gauche ». Le PLQ, quant à lui, a connu sa pire performance électorale depuis 1976. Comment expliquer ces changements? Comment les « vieux partis » s’adaptent-ils (ou peuvent-ils s'adapter) à ces défis? De nouveaux enjeux sociaux et politiques remplacent-ils les dimensions idéologiques traditionnelles? En quoi les recherches comparatives portant sur d'autres nations sous-étatiques (par exemple, l'Écosse et la Catalogne) ou sur des provinces canadiennes nous aident-elles à comprendre ces transformations?
Dans le contexte des prochaines élections provinciales au Québec, cet atelier qui réunira des chercheuses et chercheurs qui s’intéressent à la politique québécoise fournira une excellente occasion pour aborder ces questions et contribuer à l’avancement du domaine au cours d’une année électorale. Nous sommes en quête de propositions de communication qui visent à améliorer notre compréhension de la politique québécoise en abordant des questions liées aux élections, aux partis et à l'opinion publique. Les sujets suivants s'inscriraient particulièrement bien dans le cadre de cet atelier :
Comme pour toutes les activités du congrès, l’atelier sera bilingue, mais nous tenons à réitérer que vous pouvez soumettre vos propositions en français. Les commentatrices et commentateurs seront bilingues et pourront lire les propositions et faire leurs analyses, que les propositions soient en français ou en anglais.
Veuillez adresser toute question à propos de cet atelier à Alex B. Rivard (alexandre.rivard.9@ulaval.ca ) et à Jean-François Daoust (jf.daoust@ed.ac.uk ).
Les Canadiens issus de la classe ouvrière sont souvent négligés par les politiques, les responsables des orientations politiques et les politologues. Certains se demandent si la classe est une division sociale politiquement pertinente au Canada. Compte tenu de l’évolution des alignements électoraux, des nouvelles tendances au sein du marché du travail et des inégalités socio-économiques exacerbées par la pandémie de COVID-19, il est important de réexaminer l'importance politique de la classe sociale. Cet atelier vise à situer les questions de l’identité et des intérêts de la classe ouvrière dans un contexte empirique plus large – appartenance à une classe et comportement électoral, partis politiques et représentation. Nous cherchons à mettre en lumière comment la classe sociale demeure, parfois de manière peu apparente, un facteur important pour expliquer les comportements et les résultats électoraux.
L’atelier permettra de présenter des points de vue d’universitaires au sujet de la politique et de la classe ouvrière, notamment sous trois aspects en particulier :
L’objectif est d’utiliser plusieurs des communications tirées de cet atelier pour en faire un volume sur la politique et la classe ouvrière au Canada.
Veuillez adresser vos questions au sujet de cet atelier à Jacob Robbins-Kanter (jrobbins@ubishops.ca) ou à Royce Koop (royce.koop@umanitoba.ca).
| ACSP 2022 – Dates limites et autres dates importantes | |
| Date limite pour soumettre vos propositions | 31 janvier 2022 |
| Avis d’acceptation ou de refus des propositions | mars 2022 |
| Paiement de la cotisation à l’ACSP | 31 mars 2022 |
| Inscription | Avril 2022 |
| Envoi du texte des propositions pour le congrès | 23 mai 2022 |