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Atelier 1

ATELIER PRÉSENTÉ PAR LES SECTIONS RACE, ETHNICITÉ, PEUPLES AUTOCHTONES ET POLITIQUE, COMPORTEMENT POLITIQUE/SOCIOLOGIE ET FEMMES, GENRE ET POLITIQUE

Sujet : Jouer la carte de l’identité : la mobilisation de l’identité dans les élections canadiennes

ORGANISATRICES 

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Joanna Everitt

UNB

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Angelia Wagner

Alberta
responsable de la section Femmes, genre et politique

L'identité joue un rôle de plus en plus important dans les élections canadiennes, qu'il s'agisse des choix des partis quant aux candidates et candidats qui les représentent, des appels que font ces partis ou des groupes de pression eu égard aux politiques pour mobiliser le soutien ou l'attention de l’électorat, ou de la manière avec laquelle ces identités sont communiquées par les médias sociaux ou des sources d'information plus traditionnelles. Cet atelier, présenté conjointement par la section Femmes, genre et politique, la section Race, ethnicité, peuples autochtones et politique, et la section Comportement politique/sociologie vise à explorer ces identités et leur présence dans les élections canadiennes. Sont recherchées des propositions de communication qui traitent de la diversité des identités, mettent l’accent sur les élections dans tous les ordres de gouvernement et s'appuient sur une variété d'approches méthodologiques. Sont particulièrement d’intérêt les propositions qui portent sur les sujets suivants :

  • les partis, les candidates et candidats et la façon dont ils utilisent les identités;
  • la façon dont les groupes de pression ou certains enjeux mobilisent l’identité dans les campagnes électorales;
  • la façon dont l’identité est véhiculée par les médias sociaux et traditionnels;
  • la façon dont l’identité des électrices et électeurs pourrait influencer leur réponse à tous ces appels.

Les meilleures communications de cet atelier seront retenues pour constituer des chapitres dans un volume sur la mobilisation de l’identité dans les élections canadiennes.



ATELIER 2

ATELIER PRÉSENTÉ CONJOINTEMENT PAR LA SECTION DROIT ET ANALYSE DE POLITIQUES ET LA SECTION FEMMES, GENRE ET POLITIQUE

Sujet : Réimaginer la reproduction : le droit, la politique et les politiques

ORGANISATRICES

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Alana Cattapan

Waterloo

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Megan Gaucher

Carleton

De l'accès à l'avortement à l'émergence des technologies reproductives et génétiques en passant par la réglementation continue de l'autonomie des populations marginalisées en matière de reproduction, les nouveaux développements dans les domaines du droit, des politiques et de la politique modifient rapidement les façons dont la reproduction est régie au Canada (et ailleurs). Cet atelier, présenté conjointement par la section Femmes, genre et politique et la section Droit et analyse de politiques de l’ACSP, réunira des universitaires qui s'intéressent à la façon dont le droit, la politique et les politiques publiques façonnent, limitent et renforcent la vie reproductive de la population.

Nous sommes particulièrement en quête de communications portant sur les thèmes suivants :

  • les réponses politiques conservatrices ou populistes aux appels à la justice en matière de reproduction;
  • la façon dont les systèmes d'oppression (p. ex., le racisme, la xénophobie, la misogynie, la transphobie, le classisme, etc.) fonctionnent ensemble et à travers les droits/politiques en matière de reproduction;
  • la gouvernance et la réglementation de la contraception, de l'avortement, des technologies reproductives et génétiques, des traitements hormonaux de substitution, etc.;
  • les logiques et la biopolitique de la gouvernance en matière de reproduction;
  • la gouvernance et la réglementation de l'autonomie des peuples autochtones en matière de reproduction ainsi que les sites de résistance et de mobilisation;
  • la réglementation du tourisme obstétrique et procréatif;
  • la réglementation judiciaire, éthique et morale de la grossesse, y compris les approches théoriques;
  • les préoccupations liées à la gouvernance et à la réglementation de la reproduction chez les personnes LGBTQ+;
  • la politisation des différents « stades » de la vie reproductive (p. ex., la puberté, la préconception, la grossesse, le post-partum, la ménopause);
  • la façon dont gens se mobilisent contre les restrictions et résistent aux contraintes qui pèsent sur l'autonomie et la justice en matière de procréation.

Nous sommes également ouvertes à d’autres sujets qui ne sont pas énumérés ici, mais qui sont liés de façon générale à la gouvernance et à la réglementation de la reproduction. Des communications tirées de cet atelier pourraient constituer des chapitres d’un volume ou être publiées dans le numéro spécial d’une revue sur la politique et la reproduction. Veuillez adresser vos questions au sujet de cet atelier à alana.cattapan@uwaterloo.ca et à megan.gaucher@carleton.ca



ATELIER 3

ATELIER PRÉSENTÉ PAR LA SECTION POLITIQUE COMPARÉE

Sujet : Idéologie et résilience autoritaire dans les pays du Sud

ORGANISATEURS

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Nhu Truong

Yale

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Cuong Nguyen

McGill

Au cours de l'été 1989, Francis Fukuyama, dans La fin de l'Histoire, annonçait, avec une lueur d'optimisme constante, le triomphe inévitable de la démocratie libérale occidentale et la disparition du communisme. Trois décennies plus tard, cependant, les idéologies illibérales n'ont toujours pas disparu du paysage politique du Sud. Le vingt et unième siècle a vu le communisme en Chine faire un grand retour sous une forme plus puissante et hybride. Fusionnant capitalisme et interventionnisme étatique, le consensus de Pékin est devenu un modèle d'autoritarisme compétitif exportable à l'échelle internationale, qui s'oppose désormais ouvertement au libéralisme occidental sur le plan idéologique. Dans le système international, les régimes autoritaires persistent et s'adaptent stratégiquement au défi permanent des pratiques libérales et des organisations de défense des droits de l'homme. Dans la société nationale, leur longévité dépend du pouvoir infrastructurel d'États institutionnalisés et cohésifs qui servent à supprimer les demandes populaires de démocratie, à réduire la société civile et les mouvements sociaux, et à générer la conformité civile.

Malgré la prévalence et la complexité croissantes de l'idéologie dans le paysage politique de l'autoritarisme, la politique de l'idéologie est restée à la périphérie de la science politique dominante, pour être étudiée uniquement par de petits cercles de théoriciens politiques et critiques/postmodernes. Cela peut s'expliquer par le fait que la recherche en politique comparée est dominée par le paradigme matérialiste-rationaliste, qui se concentre sur le contrôle et la capacité du régime au pouvoir à gérer et distribuer les ressources matérielles et les rentes, et à construire des institutions politiques et la coercition. Comme l'a souligné l'anthropologue américain Glifford Geertz, le manque d'engagement théorique et analytique sur le sujet, non seulement parmi les étudiants en politique mais aussi parmi les chercheurs en sciences sociales, découle moins de « l'indiscipline méthodologique » que des définitions orthodoxes et évaluatives (c'est-à-dire péjoratives) de l'idéologie comme « fausse conscience collective » masquant les conditions « réelles » de la production économique, « causes d'erreur intellectuelle » ou croyances radicales « déviant de l'objectivité scientifique ».

Si le monde a vraiment appris quelque chose de la pandémie actuelle, c'est le fait surprenant que les autocraties ne sont ni moins vulnérables ni plus efficaces que les démocraties pour gérer les crises de sécurité humaine, malgré l'imposition de mesures sévères de confinement et de restriction de la mobilité. Si les réponses aux questions des incitations matérielles et punitives ne peuvent pas tout nous dire sur les raisons pour lesquelles les régimes autoritaires continuent à perdurer et à rebondir plus forts après une crise, alors, comme le suggère la politologue Lisa Wedeen, une analyse politique de la façon dont les élites du régime et les bureaucrates de l'État contrôlent et manipulent le monde symbolique, ou les systèmes de signification, pourrait être en mesure de combler cette lacune. Ces dernières années, les théoriciens critiques ont cherché à ramener l'idéologie et l'hégémonie au sein de la sociologie, de l'anthropologie, de la théorie politique et de la théorie postcoloniale. Dans ces disciplines, l'idéologie a été redéfinie comme un système d'idées factuelles, de valeurs, de croyances ou de symboles normatifs et contestés qui sont mobilisés pour soutenir des modèles spécifiques de relations sociales, d'arrangements institutionnels et de comportements. Si les effets des systèmes idéologiques peuvent donner une impression de mystification dans la transcription publique, même le groupe le plus subordonné, selon les mots de James C. Scott, « est capable, sur la base quotidienne de son expérience matérielle, de pénétrer et de démystifier l'idéologie dominante » dans la « transcription cachée ».

Le moment est venu d'aller au-delà de la perspective matérialiste et de ramener l'idéologie dans l'étude de la politique. Cet atelier a pour but d'amener les participants à se pencher sur deux questions primordiales : (1) quels sont les effets et le pouvoir de l'idéologie en relation avec la construction de l'État, la légitimité politique et la politique litigieuse/les mouvements sociaux dans le monde autoritaire, et (2) comment les outils méthodologiques et les cadres théoriques existants au sein de la discipline peuvent-ils être utilisés seuls, ou combinés de manière créative avec d'autres provenant de différentes disciplines, afin d'obtenir une compréhension efficace de l'objet d'intérêt ? Ces questions primordiales seront examinées à travers trois thèmes clés :

Mouvement social, politique quotidienne et contentieuse

  • Dans quelle mesure les paradigmes dominants des mouvements sociaux, tels que la structure des opportunités politiques et la mobilisation des ressources, peuvent-ils être remis en question ou complétés par le cadre du mouvement et d'autres approches culturelles qui placent l'idéologie politique au premier plan de leur programme de recherche ?
  • Dans quelle mesure l'hégémonie idéologique, à travers l'aide des institutions étatiques et de la propagande, peut-elle conduire à une résistance quotidienne et/ou à une politique contentieuse ?
  • Quels sont les rôles de l'idéologie et du discours dans la formation de l'identité des mouvements sociaux, le cadrage et la mobilisation de l'action collective dans les régimes autoritaires ?
  • Comment l'État cherche-t-il à contrer les mouvements sociaux en manipulant la propagande et les médias sociaux pour façonner la perception qu'ont les civils des groupes et des acteurs des mouvements sociaux ?
  • Dans quelle mesure la théorie structurelle de la révolution (par exemple, les modèles de Theda Skocpol et de Jack Goldstone) sous-estime-t-elle le rôle de l'idéologie ?

Construction d'un État-nation

  • Comment l'idéologie est-elle mise au service de la construction de l'État-nation dans le monde en développement ?
  • Quels sont les mécanismes idéologiques par lesquels le pouvoir et la légitimité de l'État sont consolidés dans les pays du Sud ?
  • Comment les puissants États non libéraux construisent-ils des récits nationaux et internationaux qui remettent en question les discours néolibéraux occidentaux sur les droits de l'homme, le capitalisme et la démocratie ?
  • Comment les institutions étatiques fonctionnent-elles au service de la légitimation de l'autorité politique et de la légitimité des régimes autoritaires ?
  • Dans quelle mesure le contenu et la forme de l'idéologie politique des États développementalistes diffèrent-ils de ceux de l'État prédateur ?

Légitimité politique

  • Comment l'idéologie du régime génère-t-elle la loyauté et la conformité des différentes classes sociales au régime autoritaire ?
  • Quels sont les mécanismes idéologiques par lesquels le régime autoritaire est consolidé et soutenu ?
  • Comment l'autoritarisme compétitif résiste-t-il à la démocratisation en cooptant la classe moyenne qui, selon les théoriciens de la modernisation, devait être la principale force sociale de la démocratie ?
  • Dans quelle mesure l'autoritarisme et le néolibéralisme sont-ils liés ? Quelles sont les manifestations du néolibéralisme autoritaire ou de l'autocratie néolibérale et dans quelle mesure varient-elles selon les pays et les régions ?

Nous sollicitons des communications qui abordent une ou plusieurs des questions ci-dessus, et d'autres liées au thème. Nous accueillons également des articles qui explorent d'autres questions liées à l'idéologie de manière plus générale. L'atelier offre aux participants l'occasion non seulement de s'engager dans les thèmes ci-dessus, mais aussi d'élaborer un programme de recherche complet et rigoureux visant à explorer le rôle de l'idéologie de manière systématique.



Atelier 4

ATELIER PRÉSENTÉ PAR LES SECTIONS COMPORTEMENT POLITIQUE ET SOCIOLOGIE ET POLITIQUE PROVINCIALE ET TERRITORIALE AU CANADA ET AILLEURS

Sujet : Élections, partis et opinion publique au Québec

ORGANIZERS

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Jean-François Daoust

University of Edinburgh

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Alex B. Rivard

Centre pour l’étude de la citoyenneté démocratique

À bien des égards, la politique québécoise semble être à la croisée des chemins et à un possible réalignement partisan. En 2018, ni le Parti Québécois ni le Parti libéral du Québec n'ont formé le gouvernement – une première en près de 50 ans. Les schismes au sein du mouvement indépendantiste et le manque de coordination stratégique semblent nuire aux « partis souverainistes de gauche ». Le PLQ, quant à lui, a connu sa pire performance électorale depuis 1976. Comment expliquer ces changements? Comment les « vieux partis » s’adaptent-ils (ou peuvent-ils s'adapter) à ces défis? De nouveaux enjeux sociaux et politiques remplacent-ils les dimensions idéologiques traditionnelles? En quoi les recherches comparatives portant sur d'autres nations sous-étatiques (par exemple, l'Écosse et la Catalogne) ou sur des provinces canadiennes nous aident-elles à comprendre ces transformations?

Dans le contexte des prochaines élections provinciales au Québec, cet atelier qui réunira des chercheuses et chercheurs qui s’intéressent à la politique québécoise fournira une excellente occasion pour aborder ces questions et contribuer à l’avancement du domaine au cours d’une année électorale. Nous sommes en quête de propositions de communication qui visent à améliorer notre compréhension de la politique québécoise en abordant des questions liées aux élections, aux partis et à l'opinion publique. Les sujets suivants s'inscriraient particulièrement bien dans le cadre de cet atelier :

  • analyse de comportements politiques (taux de participation aux élections, choix des électeurs) et d’autres formes de participation politique (activisme en ligne, démonstrations, etc.) au Québec;
  • état de l’opinion publique concernant les identités nationales/régionales, l’indépendance, le fédéralisme et d’autres sujets connexes;
  • régimes de partis et réalignement partisan au Québec;
  • approche législative à l’Assemblée nationale du Québec;
  • stratégies des partis;
  • comparaison entre le Québec et d’autres nations sous-étatiques ou des provinces canadiennes concernant les sujets précédents.

Comme pour toutes les activités du congrès, l’atelier sera bilingue, mais nous tenons à réitérer que vous pouvez soumettre vos propositions en français. Les commentatrices et commentateurs seront bilingues et pourront lire les propositions et faire leurs analyses, que les propositions soient en français ou en anglais.

Veuillez adresser toute question à propos de cet atelier à Alex B. Rivard (alexandre.rivard.9@ulaval.ca ) et à Jean-François Daoust (jf.daoust@ed.ac.uk ).



Atelier 5

ATELIER PRÉSENTÉ PAR LA SECTION POLITIQUE CANADIENNE

TOPIC: Politique et classe ouvrière au Canada

ORGANISATEURS

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Jacob Robbins-Kanter

Bishop’s

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Royce Koop

Manitoba
RESPONSABLE DE LA SECTION POLITIQUE CANADIENNE

Les Canadiens issus de la classe ouvrière sont souvent négligés par les politiques, les responsables des orientations politiques et les politologues. Certains se demandent si la classe est une division sociale politiquement pertinente au Canada. Compte tenu de l’évolution des alignements électoraux, des nouvelles tendances au sein du marché du travail et des inégalités socio-économiques exacerbées par la pandémie de COVID-19, il est important de réexaminer l'importance politique de la classe sociale. Cet atelier vise à situer les questions de l’identité et des intérêts de la classe ouvrière dans un contexte empirique plus large – appartenance à une classe et comportement électoral, partis politiques et représentation. Nous cherchons à mettre en lumière comment la classe sociale demeure, parfois de manière peu apparente, un facteur important pour expliquer les comportements et les résultats électoraux.

L’atelier permettra de présenter des points de vue d’universitaires au sujet de la politique et de la classe ouvrière, notamment sous trois aspects en particulier :

  • la classe sociale comme un déterminant du comportement électoral;
  • la relation entre la politique en matière de classes et les stratégies de campagne des partis fédéraux;
  • la représentation descriptive et substantielle de la classe ouvrière dans les institutions politiques fédérales.

L’objectif est d’utiliser plusieurs des communications tirées de cet atelier pour en faire un volume sur la politique et la classe ouvrière au Canada.

Veuillez adresser vos questions au sujet de cet atelier à Jacob Robbins-Kanter (jrobbins@ubishops.ca) ou à Royce Koop (royce.koop@umanitoba.ca).



Des questions? Communiquez avec le secrétariat de l’ACSP.


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Deadline to submit your proposals
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Submission outcome notification
March 2022


CPSA Membership Fees
March 31, 2022


Paper for the conference
May 20, 2022


Conference Dates
May 30 - June 3, 2022


Registration
April 2022