Atelier 1 | Atelier 2 | Atelier 3 | Atelier 4 | Atelier 5


ATELIER 1

PRESENTÉ PAR LA SECTION ENSEIGNEMENT

SUJET : Enseigner le quotidien

ORGANISATRICES

Image Description

Heather Smith

UNBC
Responsable de la Section Enseignement

Image Description

Gabrielle Daoust

UNBC
Présidente Ma thèse en trois minutes

Du nationalisme au quotidien (Goode et coll., 2022) aux expériences des ex-combattantes au Népal (K.C., 2019), en passant par la résistance communautaire à l'extraction des ressources (Jenkins et Rondón, 2015) et la manière dont les gens s'adaptent aux changements climatiques (Castro and Sen, 2022), certains universitaires fondent leurs analyses sur les expériences vécues par les gens et révèlent comment le quotidien, le banal et l'ordinaire peuvent nous aider à comprendre le monde dans lequel nous vivons. Les recherches portant sur le quotidien nous invitent à être curieux de ce que nous avons souvent considéré comme trivial (Enloe, 2016).

S'inspirant de cette littérature, l'atelier portera sur le quotidien et l'enseignement – autrement dit, sur « enseigner le quotidien ». De très nombreuses questions peuvent être explorées dans le droit fil de ce thème. Pourquoi relier nos salles de classe au quotidien? Comment le quotidien se manifeste-t-il dans nos salles de classe? Comment établissons-nous un lien entre nos expériences vécues et les mondes que nous enseignons? Comment faisons-nous l'expérience de nos salles de classe comme une partie de notre quotidien? Où se situe le quotidien dans notre enseignement et dans notre apprentissage?

Nous souhaitons recevoir des propositions de communications ou d'autres formes de présentation créative qui se rapportent à ce thème. Les sujets pourraient inclure le contenu utilisé pour enseigner le quotidien ou la manière dont les micro-politiques et les expériences vécues sont incorporées dans vos cours et votre pédagogie. Vous pourriez faire part de vos réflexions sur l'intégration de vos propres expériences quotidiennes et de celles de vos élèves dans vos salles de classe (Smith et Yahlnaaw, 2021) ou vous pourriez vous concentrer sur le quotidien en relation avec l'émotion et la vulnérabilité ou avec la joie ou la perte (Krystalli, 2021). Utilisez-vous le quotidien comme un moyen de décoloniser les processus et les pratiques d'enseignement et d'apprentissage? Pour repenser la manière dont les connaissances sont générées et partagées? Ou bien y a-t-il des stratégies d'intégration du quotidien – simulations, apprentissage par l'expérience (Kenyon, 2021), jeux de rôle et pratique réflexive, par exemple – que vous adoptez dans vos salles de classe? Nous accueillerons avec plaisir les propositions qui fournissent un certain nombre de perspectives sur l'enseignement du quotidien et de voies d'accès à cette question.

Nous espérons que l'atelier sera interactif, créatif et inspirant. Notre objectif est de favoriser les conversations et les échanges d'idées entre les participants et participantes. Il n'est pas nécessaire de rédiger un papier officiel pour l'atelier, mais nous espérons que les exposés lors de l'atelier donneront lieu à un article rédigé en collaboration et soumis à une revue comme International Studies Perspectives.

Les questions concernant cet atelier peuvent être envoyées par courrier électronique aux organisatrices (cliquez sur l'icône  sous les photos pour obtenir les coordonnées).


ATELIER 2

PRÉSENTÉ PAR LA SECTION RACE, ETHNICITÉ, PEUPLES AUTOCHTONES ET POLITIQUE

SUJET : Solidarité, création de coalitions et avenirs radicaux

ORGANISATEURS

Image Description

Karl Gardner

Toronto
Race, ethnicité, peuples autochtones et politique (CO-RESPONSABLE DE SECTION)

Image Description

Ethel Tungohan

York
Race, ethnicité, peuples autochtones et politique (CO-RESPONSABLE DE SECTION)

Cet atelier s'adresse aux chercheuses et chercheurs qui voient les possibilités de solidarité, de formation de coalitions et d’avenirs radicaux dans leur travail à l'intérieur et au-delà du milieu universitaire et qui s'attaquent à ces défis. Les résultats de la catastrophe climatique, l'intensification mondiale de l'impérialisme frontalier et de la suprématie blanche, l'aggravation de l'inégalité des richesses et la poursuite de la violence à l'encontre des communautés autochtones, noires et racialisées ne font que souligner la nécessité de forger une solidarité entre les damnés de la Terre. Dans Living a Feminist Life, Sara Ahmed nous offre une vision profonde de la question de la différence au sein de la solidarité. Comme elle le fait remarquer, « la solidarité ne présuppose pas que nos luttes sont les mêmes, que notre douleur est la même, ou que notre espoir est le même. La solidarité implique de l'engagement et du travail ainsi que la reconnaissance du fait que même si nous n'avons pas les mêmes sentiments, ni les mêmes vies, ni les mêmes corps, nous vivons sur un terrain commun. » Nous comprenons le « travail » auquel elle fait référence comme quelque chose qui repose sur une éthique de la sollicitude, qui reconnaît que notre propre libération ne peut se réaliser que si elle est liée à la libération des autres. Ainsi, la prise en compte de notre « terrain commun » ne doit pas faire abstraction des structures violentes qui y sont présentes au quotidien ni occulter les revendications autochtones en cours contre les impositions coloniales. Au contraire, cela nous pousse à reconnaître le destin qui nous lie en tant que peuples différemment marginalisés et opprimés vivant dans un monde profondément injuste. Ainsi, Paul Gilroy nous encourage à considérer la Terre « non pas comme un globe aux possibilités illimitées, mais comme un lieu petit et fini, un corps planétaire parmi d'autres dont les ressources sont strictement limitées et inégalement réparties ». Qu'est-ce qui devient possible lorsque nous abordons nos différentes luttes dans cette perspective profondément collective et communautaire?

Nous invitons chercheurs et chercheuses à réfléchir aux questions, défis et possibilités qui se présentent lorsque nous nous efforçons de faire preuve de solidarité et de bâtir des coalitions et des avenirs radicaux qui favorisent de manière profonde la mutualité. En nous éloignant des concepts de la différence qui cloisonnent et isolent, nous encourageons chercheurs et chercheuses à s'intéresser aux forces positives et productives qui émergent lorsque nous tissons des liens et forgeons des alliances contre le capitalisme, le colonialisme, la suprématie blanche, l'hétéropatriarcat, le complexe carcéro-industriel et d'autres structures et processus de neutralisation. Nous vous invitons à proposer des documents de recherche, des travaux en cours, des lettres, des histoires, de la poésie, des réflexions et d'autres interventions créatives et inspirantes qui abordent ces thèmes et ces actions provocatrices.

Nous espérons recevoir des propositions qui portent sur les questions suivantes, mais sans pour autant s'y limiter :

  • Comment votre recherche et/ou vos actions militantes abordent-elles les complexités et les défis de la solidarité et de la création de coalitions, en particulier face aux crises contemporaines?
  • De quelles manières avez-vous navigué entre les violences, exclusions et injustices distinctes auxquelles sont confrontées les communautés noires, autochtones et racialisées tout en vous efforçant de cultiver une perspective commune quant au « destin qui nous lie »?
  • De quelles manières les pratiques axées sur la sollicitude et l'amour peuvent-elles et doivent-elles être intégrées dans nos recherches et nos actions militantes? Comment pouvons-nous établir des communautés bienveillantes décolonisées?
  • Dans quelle mesure votre travail s'aligne-t-il sur la définition que donne Ahmed de la solidarité ou sur l'invitation de Gilroy d'agir dans le monde conçu comme un lieu petit et fini?
  • Comment votre travail de recherche ou votre activisme tient-il compte de la nature multiforme, intersectionnelle et parfois imprévisible de la solidarité?
  • Quels récits, méthodologies et stratégies avez-vous utilisés pour mieux comprendre le développement de la solidarité, la politique en matière de coalition et la culture d’avenirs radicaux et pour vous y engager?

Dans vos résumés, veuillez décrire les questions dont vous aimeriez discuter au cours de l'atelier. Nous voyons cet atelier comme un lieu de rassemblement dynamique et vital pour les chercheurs et chercheuses qui luttent pour un monde plus inclusif, plus équitable et plus juste. Nous espérons que les discussions, les apprentissages et les relations que nous cultivons trouveront un écho bien au-delà de cet atelier afin que cela favorise un travail novateur qui continuera à façonner et à transformer le domaine de la science politique.

Les questions concernant cet atelier peuvent être envoyées par courrier électronique aux organisatrices (cliquez sur l'icône  sous les photos pour obtenir les coordonnées).


ATELIER 3

SUJET : Sécurité nationale et renseignement : perspectives canadiennes et comparées

RESPONSABLES DE L'ATELIER

Image Description

Christian Leuprecht

Professeur, Collège militaire royal et Université Queen’s, directeur de l'Institute of Intergovernmental Relations
Politique provinciale et territoriale au Canada et au-delà (CO-RESPONSABLE DE SECTION)

Image Description

Bessma Momani

Professor of Political Science at the University of Waterloo

Image Description

John Blaxland

Professeur, Australian National University


À l'occasion du récent remaniement du cabinet ministériel, le premier ministre a annoncé la création d'un Conseil de sécurité nationale. Au cours des derniers mois, on a vu s'intensifier au pays le débat sur les questions d'influence étrangère, d'ingérence étrangère et de subversion et de subterfuge quant à la démocratie canadienne, à ses institutions et processus démocratiques de Westminster et à des membres de la Chambre des communes. Des études menées par le Comité des parlementaires sur la sécurité nationale et le renseignement, l'Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement, un rapporteur spécial, ainsi qu'un rapport détaillé du ministre Leblanc, l'Université d'Ottawa et le Centre pour l'innovation dans la gouvernance internationale ont identifié des lacunes systématiques. Le Canada se démarque parmi les pays du G7 comme le seul à ne pas avoir d’organisme de collecte de renseignements étrangers sur les personnes. La Commission des pertes massives, l'enquête du commissaire Rouleau, le rapport sur la police de Thunder Bay, le rapport Epstein « Missing and Missed » de 2021, l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées de 2019, le Rapport du juge ontarien Tulloch de 2017, l'examen civil indépendant du maintien de l’ordre au Sommet du G20 mené par le juge Morden et une multitude d'autres études ont fait état de sérieuses préoccupations concernant l'administration, la gestion, la direction et la gouvernance de l'application des lois. Le gouvernement fédéral est en train de se pencher sur l'avenir de la GRC, notamment sur la possibilité de se retirer des services de police contractuels.

Malgré la sensibilisation accrue quant à la communauté de la sécurité canadienne et l'importance de la sécurité en tant que fondement de la prospérité et de la démocratie, le domaine reste sous-exploré par les politologues canadiens. L'attention, les critiques, les lacunes et les inquiétudes en matière de sécurité nationale et de renseignement au cours des dernières années contrastent fortement avec l'obscurité relative de ce domaine en tant que sujet de recherche et de débat scientifique en science politique canadienne. Cette lacune soulève plusieurs questions :

  • Comment expliquer cette relative inattention?
  • La science politique devrait-elle apporter une contribution plus importante et mieux éclairer les débats sur la question?
  • Quel est l'état actuel de la recherche en la matière au Canada, notamment en ce qui concerne la responsabilité, la gouvernance, l'administration publique, les politiques publiques, etc.?
  • De quelles méthodes disposons-nous pour étudier la sécurité nationale et le renseignement au Canada et que pouvons-nous apprendre en nous comparant avec d'autres pays?
  • Dans quelle mesure les décideurs politiques devraient-ils chercher des modèles pertinents au-delà de leurs voisins américains comme points de comparaison?

Cet atelier vise à soulever, auprès des politologues canadiens, le spectre de la sécurité nationale et du renseignement en tant que domaine émergent, son importance grandissante ces derniers temps suggérant un besoin pressant de recherches supplémentaires et de méthodes innovantes. Face à la cacophonie des voix et à la croissance exponentielle des propositions de réforme, nous vous invitons à soumettre un vaste éventail des propositions, notamment, mais sans s'y limiter, sur les politiques publiques, l'administration publique, des analyses juridiques ainsi que sur divers sujets en politique comparée. Cet atelier part, entre autres, du principe que le domaine a tout à gagner d'une plus grande diversité de voix et de perspectives qui vont au-delà de l'expérience limitée du Canada. Toutes les propositions sont les bienvenues, mais nous aimerions tout particulièrement recevoir des propositions d'universitaires en début de carrière et d'universitaires qui s'identifient comme membres d'un groupe ayant droit à l'équité et qui peuvent proposer des perspectives et des méthodes nouvelles en matière de sécurité nationale et de renseignement au Canada. Vous pouvez envoyer vos propositions dans l'une ou l'autre des deux langues officielles bien que nous souhaitions organiser au moins un panel en français.

Cet atelier s'inspire de livres récemment publiés par deux des organisateurs : Intelligence as Democratic Statecraft: Accountability and Governance across the Five Eyes Security Community (OUP, 2021) et Revealing Secrets (UNSW Press, 2023). Nous invitons les auteurs et éditeurs d'autres ouvrages portant sur la sécurité nationale et le renseignement au Canada de les proposer en vue d'une discussion en table ronde sur les recherches récentes.

L'objectif est de publier certaines des contributions dans la Revue militaire canadienne, dont Christian Leuprecht est le rédacteur en chef. Nous encourageons de ce fait les auteurs et autrices à proposer diverses contributions : des articles d'au maximum 5 000 mots, des commentaires et des recensions de livres plus brefs ou des essais portant sur la critique d'un livre.

Les questions concernant cet atelier peuvent être envoyées par courrier électronique aux organisatrices (cliquez sur l'icône  sous les photos pour obtenir les coordonnées).



ATELIER 4

PRÉSENTÉ PAR LA SECTION PRATICIENS

SUJET : Théories et pratiques en science politique/politiques publiques : une voie à double sens?

ORGANISATEURS

Image Description

David Houle

Gestionnaire principal dans le secteur public
Praticiens (CO-RESPONSABLE DE SECTION)

Image Description

Jérôme Couture

Analyste expert au gouvernement du Québec
Praticiens (CO-RESPONSABLE DE SECTION)

Les théories et les pratiques en science politique et en politiques publiques ont tendance à évoluer en parallèle, ce qui fournit l'occasion de réfléchir à la façon dont les théories peuvent éclairer la pratique tout comme à la façon dont l'expérience des praticiens peut contribuer à l'élaboration des théories. Cet atelier portera justement sur ce sujet, notamment sur la transposition des théories en matière de science politique et de politiques publiques en des connaissances exploitables par les praticiens, mais aussi sur la façon dont l'évolution du travail des praticiens (y compris les analystes politiques, les conseillers politiques ou les activistes, etc.) pourrait contribuer aux théories et les éclairer. Les personnes qui participeront à cet atelier pourraient aborder les questions suivantes :

  1. Quels mécanismes pourraient être utilisés pour transposer les théories en matière de science politique et de politiques publiques en des connaissances exploitables par les praticiens et pour faire en sorte que l'expérience des praticiens vienne éclairer ces théories?
  2. Quel est le rôle des recherches en science politique dans le rapprochement entre les théories et les connaissances et l’expérience des praticiens?
  3. Qu'est-ce qui pourrait résulter du rapprochement entre les théories et les pratiques en science politique et en politiques publiques?

Les panélistes seront encouragés à discuter, notamment au moyen d'études de cas, de l’utilisation possible des théories en science politique et en politiques publiques par des praticiens dans divers contextes organisationnels ou sociopolitiques.

Les questions concernant cet atelier peuvent être envoyées par courrier électronique aux organisatrices (cliquez sur l'icône  sous les photos pour obtenir les coordonnées).



ATELIER 5

PRESENTED BY THE CANADIAN POLITICS SECTION

SUJET : La diversité et la représentation dans les assemblées législatives canadiennes

Commandité par la Chaire Bell sur la démocratie parlementaire canadienne, Université Carleton

ORGANISATEUR

Image Description

Jonathan Malloy

Ottawa

Cet atelier réunira des scientifiques se penchant sur la diversité et la représentation dans les assemblées législatives fédérale, provinciales et territoriales canadiennes. Les autochtones, les femmes, les Canadiens racialisés, les personnes en situation de handicap, les personnes LGBTQ+ et d'autres groupes ayant droit à l'équité et qui en sont privés constituent autant d'exemples d'une représentation diversifiée.

Toute recherche sur l'un ou l'autre aspect de la diversité et des assemblées législatives est bienvenue. Les questions sur le sens de l'acte de représentation dans des assemblées législatives et les recherches qui se penchent sur la conception même des institutions législatives et les postulats qui leur sont sous-jacents revêtent un intérêt tout particulier pour cet atelier. Les réflexions sur les aspects méthodologiques et épistémologiques dans ce domaine de recherche, comme les défis que présente la collection de données ainsi que la relation entre la représentation descriptive et la représentation substantive, sont également sollicitées.

S’il y a suffisamment d’intérêt, l’atelier pourrait donner lieu à un ouvrage.

Cet atelier a pour objectif de faire avancer l'étude de la diversité dans les assemblées législatives canadiennes en établissant et en renforçant les liens entre les chercheurs à l'œuvre dans ce domaine, en particulier en ce qui concerne les différentes dimensions de la diversité. C'est d'ailleurs le but ultime de la Chaire Bell sur la démocratie parlementaire canadienne : établir des liens plus solides entre l'étude des assemblées législatives et l'étude de la diversité dans la politique canadienne.

Les questions concernant cet atelier peuvent être envoyées par courrier électronique aux organisatrices (cliquez sur l'icône  sous les photos pour obtenir les coordonnées).



Des questions? Communiquez avec l’Équipe du congrès de l'ACSP.


Soumettez votre proposition    


   Comité de programme 2024    Ateliers    Soumission et Types de propositions     Renseignements à l’intention des
        Participants - Frais
    Documents du congrès

Présentation par affiche
Message de bienvenue de
Tyler Chamberlain, Responsables de section, Présentation par affiche &
Valérie Vézina, Présidente du comité de programme


Concours Ma thèse en trois minutes à l'intention des étudiants aux cycles supérieurs
Message de bienvenue de
Gabrielle Daoust, Présidente Ma thèse en trois minutes


ACSP 2024 – Dates limites et autres dates importantes
Date limite pour soumettre vos propositions
Avis d’acceptation ou de refus des propositions
Date limite paiement de la cotisation à l’ACSP
Date limite Inscription (anticipée)
Envoi du texte des propositions pour le congrès
Dates du congrès